Pincement discal : causes, symptômes et comment soulager

Très fréquent, le mal de dos qui touche environ 30 % de la population a aussi la particularité d’être d’origine multiple. Au nombre des différentes causes énumérées souvent, le pincement discal figure en tête de liste. Il s’agit d’une affection liée à une hernie discale qui aboutit sur des douleurs dorsales et d’autres symptômes rendant les victimes. Encore heureux qu’elle puisse être soignée au moyen de certaines actions. À condition de la prendre à temps.

Qu’est-ce qu’un pincement discal ?

Le pincement discal est, comme l’indique son nom, une affection qui touche les vertèbres discales. Encore appelée tassement discal, elle se caractérise en effet par l’amincissement du disque intervertébral séparant les deux vertèbres. Généralement localisée au niveau de la L5-S1 ou la L4-L5, l’anomalie peut être au niveau cervical, dorsal ou lombaire. Dans certains cas, elle peut toucher plusieurs disques à la fois.

Pour rappel, le disque intervertébral est le coussinet cartilagineux qui permet d’éviter les frottements entre les vertèbres lors des mouvements quotidiens. Lorsqu’il est soumis à trop de surcharges, ce dernier peut se tasser, devenir moins épais et laisser les deux corps vertébraux superposés se toucher. Selon que l’usure soit totale ou en partie, on parle respectivement de pincement global et de pincement local.

Amincissement du disque : les différentes causes possibles

La rigidification et le dessèchement du disque sont les premières raisons du pincement discal. En effet, faute d’oxygène, d’eau et de nutriments, les cellules ne sont plus suffisamment régénérées et remplacées par de nouvelles. Le phénomène favorise alors la perte des propriétés d’amortissement du disque et sa détérioration progressive entraînant ce qu’on appelle une discopathie dégénérative.

Si les causes réelles de ce vieillissement sont encore inconnues, de nombreux facteurs favorables ont été identifiés. Il s’agit entre autres :
• des contraintes mécaniques au travail, à la maison ou en voiture ;
• du port de poids trop lourds ;
• des chocs à répétition comme les accidents ;
• du manque d’exercice ;
• Des mauvaises postures caractérisées par un buste légèrement décalé vers l’avant ;
• des maladies telles que la tuberculose, l’arthrose, la brucellose ou le staphylocoque doré ;
• du stress et de la fatigue qui aggravent les symptômes.

A la longue, il n’est pas rare que le pincement discal débouche sur une hernie discale ou une sciatique. Selon la zone touchée, les symptômes se résument à des douleurs fortes et fréquentes dans le bas du dos ou dans le cou. L’affection peut aussi créer une inflammation au niveau de l’articulation vertébrale touchée. Seules une radiographie ou une IRM de la zone permettent d’établir un diagnostic. Les clichés montrent alors parfaitement la différence de hauteur discale et celle de l’épaisseur de l’espace entre les vertèbres.

Soigner un pincement discal : les différentes options possibles

Une fois le diagnostic posé à l’aide d’une série de tests, trois solutions classiques sont offertes aux patients. Ainsi, la prescription de médicaments antidouleurs permet de calmer la dorsalgie. Lorsque celle-ci est trop forte, des injections dans la colonne vertébrale à base de corticoïdes sont préconisées. Toujours à cette fin, des coussins orthopédiques et des tapis d’acupression comme le Champ de Fleurs sont proposés sur le marché. Toutefois, pour résoudre définitivement le problème de pincement discal, il faut avoir recours à une option plus radicale.

L’une des opérations chirurgicales proposées consiste à libérer le nerf pris au piège par le tassement. À condition qu’il ne soit pas trop endommagé. Le risque de récidive est alors élevé. Une autre procédure, l’arthrodèse, a pour but de souder les deux vertèbres concernées ou de les remplacer par des prothèses. De nombreuses complications allant de la perte de flexibilité aux lésions vasculaires en passant par des élongations des nerfs peuvent subvenir. Autant de raisons pour choisir cette solution lourde et douloureuse en dernier recours. Encore que la cicatrisation et la rééducation sont très longues.

De son côté, la kinésithérapie axe son traitement sur le renforcement des muscles associés au problème afin de libérer la raideur mécanique et la douleur. La technique permet alors de corriger le déséquilibre entre la musculature abdominale et celle du dos et de la maintenir. Pour obtenir de très bons résultats, elle doit être associée à une décompression vertébrale qui pourra se faire grâce au Nubax. Il faut alors s’armer de beaucoup de courage et de persévérance afin de finir avec ce pincement discal.

Conseils pratiques pour soulager les douleurs discales

La bonne posture consiste à être le plus vertical possible. Pour donc soulager les douleurs du pincement discal, l’idéal serait de faire des étirements tout au long de la journée. Cela permet de relâcher les tensions nerveuses. La pratique d’une activité sportive douce adaptée est également une très bonne alternative pour s’entretenir. Le patient doit choisir celle dont il a envie.
L’autre chose importante est l’alimentation. Pilier essentiel d’une bonne santé, elle doit riche en substance favorisant la détente et le soulagement de la douleur. Il s’agit notamment du cuivre, du potassium, du soufre, de l’oméga 3 et de sélénium.